AU BÉNIN SUR INVITATION DU CHEF DE L’ÉTAT

AU BÉNIN SUR INVITATION DU CHEF DE L’ÉTAT

AU BÉNIN SUR INVITATION DU CHEF DE L’ÉTAT

La Béninoise Germaine Acogny bénit Multicorps et ‘Walô Dance center’

Invitée et reçue par le Président Patrice Talon en tant que lauréate du prix de l’excellence des Arts et Lettres de la CEDEAO, Germaine Acogny native d’Allada-Bénin et fondatrice de l’Ecole des Sables au Sénégal, était au cabinet du ministre Jean-Michel Abimbola, ce jeudi 09 janvier 2020, avec une délégation des professionnels béninois de la danse contemporaine. Après quelques courtes prestations des danseurs présents, et même de la septuagénaire Germaine Acogny, la reine-mère de la danse contemporaine en Afrique s’est rendue à Abomey-Calavi pour bénir Le Centre Chorégraphique “Walô Dance Center” en construction dans le cadre du projet Multicorps /REPASOC financé par l’Union Européenne et le Ministère de la Culture au Bénin.

Les danseurs contemporains du Bénin ont eu leur toute première audience au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Une audience qui est rendue possible grâce à Mme Germaine Acogny, mères des danseurs contemporains de l’Afrique, invitée par le chef de l’État qui a partagé avec elle son grand désir de faire du Bénin, “le creuset culturel de l’Afrique “. Dans son mot introductif, le ministre Jean-Michel Abimbola se réjouit de la visite de Germaine Acogny qui permettra de poser les jalons pour de fructueuses collaborations et prendre un nouveau départ dans la promotion de la danse contemporaine du Bénin. Et au nom de cette ambition, il s’engage à concrétiser un partenariat entre le Bénin et l’Ecole des Sables du Sénégal dont elle est la directrice fondatrice pour la formation des danseurs béninois. ” La danse, c’est la communication, c’est l’éducation et je vous assure que la danse est la mieux préparée pour aller dans tous les villages et éduquer les gens parce que le corps ne ment pas. Et même si on ne parle pas la même langue, on comprend le langage du corps”, insiste Germaine Acogny.

Les trois grandes préoccupations des danseurs contemporains du Bénin

Porte-parole des danseurs contemporains, Rachelle Agbossou après avoir témoigné sa gratitude pour cette audience, qui est une première, a fait part aux autorités en charge des arts et de la culture, des freins qui annihilent le rayonnement de la danse contemporaine au Bénin. “Nous souhaitons qu’il y ait un accompagnement au sujet de l’acquisition des lieux où nous érigeons nos centres chorégraphiques ou dans le paiement des locations qui sont très onéreuses”, explique Rachelle Agbossou.

Elle précise par ailleurs que le Bénin est presque absent sur l’échiquier mondial en danse contemporaine. Et il est important de trouver une approche structurelle pour faciliter la mobilité des danseurs pour représenter le Bénin aux grands rendez-vous internationaux. En 3ème point, elle plaide pour ” l’octroie de bourses aux danseurs Béninois qui iront se faire former à l’école des Sables du Sénégal ou même dans d’autres écoles de danse du monde “.

Et la Française Céline Coyac professeure de danse et de Yoga, membre du Conseil d’administration du Centre chorégraphique Multicorps fondé par Marcel Gbeffa et géré administrativement par Richmir TOTAH, renchérit l’idée de Rachelle qu’il est important que l’Etat cré des diplômes pour l’éducation et la formation de professeurs de danse au Bénin. Rachelle Agbossou, Directrice Artistique de la Compagnie Walô et du Centre Multicorps, en présence de Richard Adossou, chorégraphe et fondateur de l’Association Rich’Culture, de M. Vincent Harisdo, directeur du CDAC, de Ouidah, de Deen, responsable du centre UDC et des danseurs de Walô et Multicorps, estime en outre que la culture prendrait un pic inimaginable si le Bénin se dotait d’un espace d’expression plurielle des arts à l’image d’un théâtre national ou d’un Palais de la culture.

Cap sur le Centre  Chorégraphique de Cotonou ‘Multicorps’ puis ‘Walô Dance Center’ à Abomey-Calavi

Mme Germaine ACOGNY en visite au Centre Chorégraphique de Cotonou ''Multicorps''

Mme Germaine ACOGNY en visite au Centre Chorégraphique de Cotonou ‘Multicorps’

Mme Germaine ACOGNY et son époux M. Helmut VOGT ont revisité le centre Multicorps entièrement rénové grâce à l’appui de l’UE et du FAC. C’est dans ce centre que la chorégraphe avait donné un atelier de danse sur la méthode Acogny en 2015 pendant le festival “Dansons Maintenant”. Elle a béni les lieux qu’elle a qualifié de “professionnels et très agréable”, ainsi que les professeurs et danseurs du centre venus l’accueillir sur fond d’une improvisation qui arracha une esquisse de danse langoureuse à son époux Helmut Vogt.

Le couple s’est ensuite rendue à Abomey-Calavi où sera érigé le Centre Chorégraphique “Walô Dance Center” toujours avec l’appui financier de l’UE et du FAC. “Que le chemin de Dieu et des ancêtres guide vos pas” a inscrit en lettre d’or, Germaine ACOGNY, Directrice fondatrice de l’Ecole des Sables, une prestigieuse école de danse implantée à Toubab Djalaw au Sénégal.

Centre Chorégraphique ‘Walô Dance Center’

Elle a procédé à la visite du site composé de deux espaces: un studio de danse couvert, et un espace ensablé inspiré de celui de l’école des Sables du Sénégal qui portera son nom. Séduite par cet honneur, elle a particulièrement béni l’espace ensablé et prodigué des conseils pour tutoyer la perfection en matière de danse contemporaine au Bénin

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